La mixité dans la magistrature

La magistrature fête 80 ans d’ouverture aux femmes

Le 10 avril 2026, la Cour de cassation a accueilli un colloque marquant le 80ème anniversaire de la loi du 11 avril 1946, qui a permis aux femmes d’accéder pour la première fois à la magistrature en France.

Organisée avec le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et l’association Femmes de justice, cette matinée a rassemblé magistrats, avocats et universitaires pour faire le bilan de huit décennies de mixité dans la justice.

Un hommage aux pionnières

La séance d’ouverture a été l’occasion de rendre hommage aux femmes qui ont rendu cette loi possible, comme Germaine Poinso-Chapuis, mais aussi aux grandes figures qui ont ouvert la voie : Charlotte Béquignon-Lagarde, première femme magistrate à la Cour de cassation, et Simone Rozès, première femme à en présider les travaux.

Deux grandes questions au cœur des débats

Première table ronde — Quel chemin parcouru ? Les intervenants ont retracé l’évolution du recrutement des femmes dans la magistrature, leurs parcours de carrière et leur accès progressif aux postes à responsabilités. Les efforts actuels du ministère de la Justice en matière d’égalité professionnelle ont également été présentés.

Deuxième table ronde — La mixité change-t-elle la justice ? Les échanges ont porté sur une question plus profonde : le fait que la magistrature se soit largement féminisée a-t-il influencé la façon de rendre la justice, de juger, ou l’image de l’institution aux yeux du public ?

Un bilan encourageant, des défis qui restent

La matinée s’est conclue sur une note prospective : si le chemin parcouru est considérable, des inégalités persistent, notamment dans l’accès aux plus hautes fonctions. La Cour de cassation, le CSM et l’association Femmes de justice ont réaffirmé ensemble leur engagement en faveur d’une justice pleinement diverse et égalitaire.

Source : CourdeCassation

La mixité dans la magistrature